Malacca la cosmopolite

Dernière étape de Malaisie, Malacca est certainement la ville la plus sympathique du pays. Elle est  extrêmement cosmopolite. Y vivent communautés malaise, chinoise, et indienne, mais également nonya, et métisses chino-malais. La ville possède un patrimoine touristique très intéressant. L’histoire de la ville a vu s’y succéder en effet portugais, hollandais et anglais. De plus elle se trouve à proximité de Singapour, c’est pourquoi elle attire autant de visiteurs asiatiques qu’européens. Nous avons profité de nos deux derniers jours pour flâner dans les rues de la belle, explorer le quartier chinois, et jouer à avoir une vie posée : on est allé au cinéma… Et deux fois ! Spécialité malaise : les gros mots sont censurés… Ça donne parfois des scènes cocasses !

Bali nous voici !

La Malaisie, c’est fini, on décolle de l’aéroport de Singapour pour Bali.

Bali, c’est la dernière étape de notre périple asiatique avant d’attaquer l’Océanie. Et on a décidé que notre séjour y sera dédié au surf ! C’est l’occasion pour nous d’apprendre, les vagues y sont modérées et propices aux débutants…

Le Sud de Bali

On a atterri un peu par hasard du côté de Sanur. Sanur, c’est un des quartiers touristiques du Sud de l’île, une large avenue qui s’étend sur des kilomètres, bordée de dizaines de restaurants et centaines de petits magasins, et un trafic de voitures et scooters incessant… Mais ce n’est rien à côté de ce qui nous attend à Kuta. Une route encombrée de voitures et scooters, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, du paréo au meuble en bois, et des restaurants, comme à Sanur mais multiplié par cent !

Au début ça ne nous déplaît pas, au contraire. Cela fait un moment qu’on n’a pas vu un endroit aussi touristique, ça bouge pas mal, j’imagine également que ça nous fait penser à notre chère Côte d’Azur… Il y a aussi une belle plage immense, et surtout de belles vagues pour apprendre à surfer… Que demander de plus ?

Surf à Bali

On se met au surf dès le premier jour, et on se régale, les vagues ne sont ni trop petites, ni trop grosses, on a de bonnes sensations, et nous parvenons presque à nous hisser les deux pieds sur la planche… Pas mal pour un début ! C’est décidé, demain, rebelote. Sauf que le lendemain justement, les vagues ne sont plus aussi douces, mais un peu plus rebelles… On s’éclate quand même, jusqu’aux dernier moment. Seb, un peu présomptueux, s’est attaqué à la vague du fond, la grosse, et une fois debout au sommet de la vague chute par l’avant. C’est parti pour un tour de machine à laver qui lui en fait perdre son maillot de bain… Tout nu le Seb…Heureusement, son pied est attaché à la planche par un leash, une cordelette quoi, et le maillot y reste coincé… Sauvé ! Une vague peut en cacher une autre, juste le temps d’une respiration salvatrice et voici la deuxième qui s’effondre sur son crâne. C’est reparti pour la machine et cette fois c’est son T-shirt qu’il y laisse ! Une autre respiration, récupération de la planche, il rejoint la plage tant bien que mal quitte pour une bonne frayeur…


Quant à moi, je prends une vague un peu trop rapide sûrement, et boum, la planche sur le bras… Peut plus le déplier… Rien de très grave, juste les tendons un peu touchés, mais comme les bras, c’est un peu indispensable pour se lever sur sa planche, s’en est fini pour moi du surf…

Kuta devient nettement moins attirante, le monde et la circulation infinie des scooters et autres véhicules motorisés nous oppressent, on n’arrive à rien, même pas à aller sur internet… Changement de plan, on décide de partir à la découverte de l’île.

L’autre Bali

Nous troquons notre scooter pour une voiture de location. Et oui, on fait les riches, ici pas ou peu de local bus, on a décidé de se la jouer cool… Au grand damne de notre porte-monnaie !

Nous prenons le chemin d’Ubud, petit village au coeur des rizières devenu grand centre de tourisme. On prend donc les mêmes et on recommence, magasins, restos, mais là, ça reste à taille humaine… Ici  se cachent de vraies petites merveilles de maisons d’hôtes, pensions ou hôtels, à la décoration et statuettes de bois très soignées. Les Balinais ont le goût du beau, du détail, et on trouve derrière des façades qui ne paient pas de mine de vraies petites merveilles nichées au creux de jolis jardins.


Au bout des petites rues se trouvent les chemins qui mènent aux rizières. Les champs verdoyants s’étendent à perte de vue… mais ici aussi les Balinais savent exploiter le tourisme, et au détour du chemin au beau milieu de nulle part on vous proposera de vous faire goûter à la noix de coco fraîchement cueillie ou plus extravagant encore vous tomberez sur une galerie d’art, spécialité du coin. Nous n’y avons pas échappé, et nous avons rencontré Gusti, un malais ouvrier dans les rizières qui, à ses heures perdues, peint de petites estampes ou fait découvrir la région aux visiteurs.

Tout a commencé lorsqu’on lui a posé quelques questions sur le riz, qui restait un grand mystère pour nous. Nous avons donc appris qu’un plan donne environ un verre de riz, que le plan fleuri puis donne des grains verts puis jaunes qu’on récolte deux à trois fois par an et que l’on fait sécher avant d’enlever la pellicule qui entoure le grain… Ah, après 4 mois en Asie, ça y est, on a tout compris au riz. Du coup il nous fait visiter un peu le coin, nous découvrons les caféiers, les manguiers, les papayiers, et le cocotier que Gusti grimpe avec une facilité extraordinaire. Nous avons alors eu droit à notre coconut et son lait tout frais ! Un petit plouf dans la rivière et nous remercions notre guide en lui achetant quelques peintures.


Ubud, c’est aussi les spectacles de danses et chants traditionnels, sur fond de mythologie hindouiste, leur religion. Une soixante d’hommes torses nus fait cercle autour d’un immense chandelier, centre de la scène. Pas d’instruments de musique, ILS font, ILS sont la musique et rythment de leur voix les saynètes qui se succèdent. Les acteurs danseurs sont de toute beauté, parés de leur costume de mille feux, ils exécutent une danse aux gestes lents et harmonieux. Un régal pour les yeux. En plus, on révise notre mythologie hindoue…

Pour finir, on a testé le Bali Massage. Ben oui, faut pas perdre les bonnes habitudes ! Conclusion : ça, c’est un vrai massage qui rend tout moellax…

Lovina Beach

 

Nous prenons la direction du nord de l’ile et nous rendons à Lovina Beach. La plage de sable noir est un véritable contraste avec les plages bondées du Sud (même si le terme bondée n’a pas le même sens que celui que l’on connaît sur la Côte d’Azur). Ici, peu de monde, des bateaux de pêcheurs, une petite halte agréable… Malgré le fait que l’on se fasse courser par des dizaines de Balinais qui cherchent à nous vendre tout et n’importe quoi, mais c’est de bonne guerre…

Retour dans le Sud

Après avoir traversé de superbes et authentiques paysages de rizières, sur une route à la fréquentation des plus calmes, nous voici revenus dans le Sud et son flot de véhicules motorisés.

Mais pour la fin de notre séjour à Bali et surtout en Asie, on a décidé de se faire plaisir et de s’offrir une nuit en hôtel de luxe… De superbes bungalows tout rond avec jardin privatif, une piscine à débordement, situé juste au-dessus d’une plage… Et quelle plage ! Ça y est on a trouvé LA plage, celle qui vaut vraiment le coup de venir à Bali ! Déjà, elle est pratiquement déserte. Très longue, les quelques restos et bungalows à louer se trouvent tous regroupés au bout de la plage. L’ambiance est très sympa, et les vagues énormes attirent des dizaines de surfeurs bronzés et musclés…

Dernière halte à Jimbaran, paradis du poisson

Des dizaines de restaurants en enfilade sur la plage qui proposent des poissons, gambas, langoustes, et autres fruits de la mer fraîchement pêchés… Pour une poignée d’euros… Ce soir, c’est red snapper et tiger prawns (poisson et gambas) cuits au barbecue à la noix de coco, un festin les pieds dans l’eau…

Bali coûte un oeil

Bali, c’était cool, mais pas pour notre porte-monnaie ! On a explosé notre budget ! Et les balinais en rajoutent… Non seulement tu payes ton visa à l’entrée du pays, mais il faut payer pour en repartir ! Dur dur ! Allez, une nouvelle aventure commence dans quelques heures, bye bye l’Asie, bonjour l’Océanie !

 

Si vous avez manqué le début du tour du monde

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